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Football

Temps additionnel : pourquoi « +4 » peut mener à 90+6

À la 90e minute, le panneau affiche « +4 ». Pourquoi le match peut-il encore se jouer à 90+6 ? Le nombre annoncé est un minimum de temps additionnel décidé par l’arbitre. La Loi 7 autorise son augmentation si de nouvelles interruptions surviennent.

Ce qui entre dans le temps à récupérer

Le temps perdu pendant une mi-temps peut provenir des remplacements, soins, sanctions disciplinaires, célébrations de buts, retards de reprise ou vérifications vidéo. Le temps additionnel ne se résume donc ni au nombre de blessures ni à une durée automatique par remplacement. Il dépend des interruptions constatées pendant cette mi-temps.

Un exemple fictif à partir d’un panneau « +4 »

Supposons que le quatrième officiel annonce au moins quatre minutes. À 90+2, une intervention médicale interrompt le jeu pendant environ deux minutes. Le temps annoncé peut être augmenté par l’arbitre ; un coup de sifflet à 90+6 ou plus n’est pas contradictoire avec le panneau. L’exemple ne fixe pas l’heure exacte de fin : d’autres arrêts peuvent intervenir et le chronométrage relève de l’arbitre.

À l’inverse, un panneau « +4 » ne signifie pas que l’arbitre doit siffler exactement quand l’horloge télévisée affiche 94:00. L’horloge de l’écran n’est pas le relevé officiel de chaque interruption. L’information utile au spectateur est le minimum annoncé, pas une heure garantie pour la fin.

Pourquoi il ne faut pas additionner toutes les séquences vues à l’écran

Une vidéo rejouée pendant qu’un joueur reçoit des soins et une célébration qui précède une remise en jeu ne constituent pas nécessairement trois arrêts distincts de même longueur. Additionner des durées qui se chevauchent peut conduire à compter deux fois la même période. Une analyse sérieuse d’un match devrait distinguer le temps réellement perdu, les événements simultanés et le temps déjà inclus dans l’annonce du quatrième officiel.

Une discussion sur le temps additionnel peut donc être précise : « quel arrêt a eu lieu avant le panneau, lequel après ? ». Elle devient moins fiable lorsqu’elle affirme qu’un but tardif est impossible au seul motif que le panneau n’annonçait que quatre minutes.

Source et méthode : Loi 7 de l’IFAB, section 7.3. Le scénario à 90+2 est fictif et ne décrit pas une rencontre. Pour signaler une erreur : contact@lesportifplus.com.

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