Joshua Kushner, investisseur américain pressenti pour devenir le partenaire financier de la Fifa dans un projet de cession de parts de la Coupe du monde, a exprimé lundi soir ses regrets après l’échec cuisant de cette initiative lancée par Gianni Infantino au lendemain du Mondial 2026. Il reconnaît ne pas avoir anticipé l’ampleur de la polémique suscitée.
Pourquoi ce projet de vente a-t-il tourné au fiasco?
L’idée d’Infantino consistait à ouvrir le capital de la compétition reine du football mondial à des investisseurs privés, une démarche censée générer des ressources supplémentaires pour la Fifa. Mais l’annonce a rapidement provoqué une levée de boucliers, de nombreux observateurs et acteurs du football dénonçant une marchandisation excessive d’un événement perçu comme un patrimoine collectif plutôt qu’un simple actif financier.
Face à la pression médiatique et institutionnelle, le projet a fini par être abandonné, laissant la Fifa dans une position délicate et écornant l’image de son président.
Que dit Joshua Kushner de son implication?
Considéré comme le principal candidat pour prendre part à cette opération, Joshua Kushner a admis qu’il n’imaginait pas une telle tournure des événements. Il affirme avoir sous-estimé la vitesse et l’intensité avec lesquelles la controverse allait se propager.
Si nous avions su comment cela allait dégénérer, nous aurions sans doute abordé les choses différemment.
Quelles conséquences pour la Fifa et ses futurs projets?
Cet épisode risque de compliquer les futures tentatives de la Fifa d’associer des capitaux privés à ses compétitions, l’instance devant désormais composer avec une méfiance accrue de la part des observateurs du football mondial. Gianni Infantino, à l’origine de l’initiative, voit également sa stratégie de développement économique remise en question par cet échec très médiatisé.

